medef

Le Medef contre les droits des retraités et des actifs.

Le Medef fait le forcing pour que les négociations en cours sur les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, l’Arrco et l’Agirc, se concluent par une décision de revaloriser les pensions versées par les deux régimes à un niveau inférieur de un point à l’inflation, et ce, dès le 1er avril prochain et pendant cinq ans.

Pour les retraités, cela se traduirait par une perte nette de pouvoir d’achat de l’ordre de 5 %. Pour les actifs, la faible revalorisation du point à l’Arrco et à l’Agirc affectera le calcul de leur future retraite, puisque celle-ci sera calculée à partir de cette même valeur du point dévalorisée.

Du côté gouvernemental, il se dit que les pensions versées par les régimes de base, la CNAV et la MSA ainsi que celles des fonctionnaires pourraient connaître le même traitement, compte tenu de l’objectif de réduction de la dette, et donc des dépenses publiques

Medef/ CFDT encore un effort pour exploser le droit du travail !

Alors qu’il y a chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs, que les ruptures conventionnelles (dont 80% sont imposées aux salariés) et les plans de départ volontaires explosent, le patronat prétend qu’il serait difficile de licencier ?
Que le droit du travail serait trop rigide ?
Faudrait-il, pour travailler, accepter de perdre tous ses droits, que le travail non ou mal déclaré devienne la norme, que les "mini jobs" à l’allemande ou le travail "indépendant" à la roumaine ou à la polonaise fleurissent ?

Droit du travail: accord inacceptable !

Le Medef et la CFDT soldent les droits des salariés !
 
La CFDT, la CFTC et la CGC qui ne représentent qu'un tiers des travailleurs viennent de signer avec le patronat un accord qui ne fait que renforcer la précarité en donnant aux entreprises plus de liberté pour licencier
 
La réalité de cet accord
  • Possibilité de licencier sans justifier d'un motif économique le salarié qui refuse une modification de son poste dans le cadre d'une réorganisation
  • Licenciement, sans contrôle, des salariés refusant des modifications de leur rémunération ou de leur temps de travail
  • Limitation de la possibilité de contester un licenciement.
  • Limitation des délais de prescription
  • Recul des droits des représentants des salariés (confidentialité, délais préfix pour expertise ou avis)...
 
Un accord historique ?

 

Sans aucun doute, il l'est pour le patronat qui voit aboutir un certain nombre de ses vieilles revendications. Un bien beau cadeau après celui des 20 milliards de décembre.

 

 
Rassuré...

En ce qui concerne la CFDT. Ce syndicat a, certes, changé de secrétaire général, mais l' orientation de sa direction nationale d'accord systématique avec le Medef contre les droits des salariés n'a pas bougé d'un pouce !

×